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La lutte contre les images d’abus pédosexuels s’internationalise

Le Canada, les États-Unis et le Royaume-Uni conjuguent leurs efforts pour combattre les crimes contre les enfants sur Internet

Winnipeg, 9 novembre 2017 – Réunis en table ronde hier à Washington, des représentants du Centre canadien de protection de l’enfance (CCPE) et du National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC) de même que la secrétaire d’État à l’Intérieur du Royaume-Uni Amber Rudd et des représentants des grandes entreprises de technologie ont discuté de solutions innovatrices pour lutter contre les images d’abus pédosexuels sur Internet.

Les discussions ont porté sur Projet Arachnid et sa capacité augmentée d’accélérer le retrait des images d’abus pédosexuels. Arachnid est un système capable de détecter rapidement les images d’abus pédosexuels et d’envoyer des demandes de retrait immédiat aux hébergeurs. En collaboration avec NCMEC, Arachnid sera amélioré dans le but de créer une liste mondiale fiable d’empreintes numériques d’images d’abus pédosexuels ainsi qu’un ensemble d’outils destinés aux fournisseurs soucieux d’empêcher l’utilisation abusive de leurs services.

Cette initiative mondiale, appuyée par le ministère de l’Intérieur du Royaume-Uni, permet une collaboration sans précédent entre le Canada et le Royaume-Uni. « Il faut absolument collaborer au niveau mondial pour combattre les crimes contre les enfants sur Internet, déclare la secrétaire d’État à l’Intérieur du Royaume-Uni, Amber Rudd. Nous devons unir nos forces pour cristalliser nos efforts et développer des solutions efficaces pour agir mondialement au secours des plus vulnérables. »

« Nous sommes fiers d’appuyer le Centre canadien de protection de l’enfance et son système innovateur, Projet Arachnid, déclare Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique du Canada. L’exploitation sexuelle des enfants est intolérable; c’est un grave problème dans le monde entier. Le gouvernement du Canada est heureux de voir cette solution canadienne déployée mondialement et faire une différence significative dans la vie des survivants et survivantes d’abus pédosexuels. »

Projet Arachnid a recensé plus de 2 800 séries d’images de victimes, détecte 80 000 images problématiques différentes par mois et envoie environ 700 demandes de retrait par jour aux fournisseurs. Par sa capacité d’analyser des milliers de pages à la seconde, Projet Arachnid peut rendre compte de l’ampleur du problème et de l’abondance des images d’abus pédosexuels sur Internet.

« Ces chiffres viennent mettre les pendules à l’heure quant à la gravité du fléau des abus pédosexuels, observe Lianna McDonald, directrice générale du CCPE. Projet Arachnid utilise les technologies pour mettre un terme à des années d’activités criminelles et aider à briser le cycle des abus. »

Comme l’a constaté le CCPE à l’issue d’une enquête menée récemment auprès des survivantes et survivants, l’enregistrement et de la diffusion d’images d’abus pédosexuels ont des effets dévastateurs sur les victimes. Près de 70 % des répondants disent craindre de se faire reconnaître à cause des images des abus pédosexuels qu’ils ont subis. Projet Arachnid est un outil révolutionnaire qui apportera un début de soulagement à ces victimes en détectant ces images d’abus et en réduisant rapidement leur disponibilité.

« Les survivants de pareils abus n’ont aucun contrôle sur les images. Ça donne encore plus de contrôle à nos abuseurs, confie une survivante. Quand je l’imagine en train de regarder ces photos et ces vidéos pour son propre plaisir, je sens qu’une partie de moi se détache à chaque reprise. »

« Le NCMEC est fier de soutenir Projet Arachnid, car nous sommes conscients de l’angoisse bien particulière qui habite les victimes d’abus pédosexuels avec prise d’images, déclare John Clark, président et chef de la direction du NCMEC. Nous devons aux survivantes et aux survivants d’agir dans la mesure de nos capacités et de collaborer le plus possible pour réduire la disponibilité des images d’abus pédosexuels sur Internet. »

Le programme Cyberaide.ca du CCPE est la centrale canadienne de signalement des cas d’exploitation sexuelle d’enfants sur Internet. Cyberaide.ca fait partie intégrante de la Stratégie nationale du gouvernement du Canada pour la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle sur Internet.

Pour plus de détails ou pour organiser une entrevue avec un porte-parole du CCPE, contactez :

Communications, Centre canadien de protection de l’enfance

Téléphone :
204 945-8074

Courriel :
communications@protegeonsnosenfants.ca

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Un mot sur le Centre canadien de protection de l’enfance : Le Centre canadien de protection de l’enfance est un organisme de bienfaisance national voué à la sécurité personnelle et à la protection des enfants. Il a pour objectif de réduire l’exploitation et les abus sexuels d’enfants, d’aider à retrouver les enfants disparus et de prévenir la violence faite aux enfants. Le CCPE gère Cyberaide.ca (la centrale canadienne de signalement des cas d’exploitation et d’abus sexuels d’enfants sur Internet) ainsi que d’autres services de prévention et d’intervention destinés à la population canadienne.

Un mot sur Cyberaide.ca : Depuis sa création en septembre 2002, Cyberaide.ca est devenue un élément crucial de la Stratégie nationale du Canada pour la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle sur Internet. Cyberaide.ca a donné suite à plus de 245 000 signalements venant du public concernant des cas d’exploitation sexuelle d’enfants, et ces efforts ont permis d’arrêter plus de 514 individus, de prendre en charge des centaines d’enfants en situation d’abus et de protéger un nombre incalculable d’enfants tant au Canada qu’à l’étranger. Cyberaide.ca diffuse aussi du matériel de sensibilisation pour aider les Canadiens à se protéger. En 15 ans, plus de 12 millions d’exemplaires de ces ressources ont été distribués gratuitement aux écoles, aux corps de police, aux services de protection de l’enfance, au secteur privé et à d’autres partenaires.